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Truite

La truite commune ou Fario (Salmotrutta fario) :
Anglais : Brown trout, trout. Allemand : Forelle, Bachforelle. Espagnol : Trucha
Description : S’il y a bien une espèce de poisson sujet au polymorphisme c’est bien celle-ci. En général le dos, les flancs et les opercules sont parsemés de tâches noires, rondes ou en croix, de dimensions variables. Les fameux points rouges sont présents ou absents, petits, gros ou auréolés de bleu. La couleur du dos varie du noir au vert clair en passant chez certaines par le gris bleuté ou toutes les nuances de brun. Les flancs peuvent être argentés, nacrés, dorés ou jaunâtres. Le ventre, enfin, est blanc, jaune ou peut présenter toutes les combinaisons de ces deux couleurs. Les nageoires varient du jaune au gris en passant par le brun. Mais cette extrême diversité qui se manifeste surtout dans les robes, les tailles et les formes ne nous trompe pas ! Les truites de rivière ou de ruisseau (Salmo trutta fario), la truite de lac (Salmo lacustris) et la truite de mer (Salmo truitta truitta), sont issues d’un seul et même poisson la truite commune, dont l’ancêtre était marin.
Surnommée « la gourmande » par nos anciens, on le comprend aisément lorsque celle-ci s’alimente. Elle fait ventre de tout ce qu’elle trouve dans la rivière, insectes aquatiques (larves, nymphes ou imago) et terrestres (sauterelles, grillons, diptères, coléoptères…) et de toutes la macrofaune benthique d’invertébrés (vers, crustacés, escargots d’eau, sangsues,…). Elle n’hésitera pas à faire également une chasse active aux vairons et autres petits poissons (goujons, chabots, truitelles,…).

Malheureusement, la truite fario autochtone devient extrêmement rare. Mais les espoirs sont encore permis. En effet, les associations de pêche locales en lien avec leur fédération, se voient proposer plusieurs actions depuis quelques années. Pour certaines, cela passe par l’arrêt total de rempoissonnement issu de pisciculture. Pour d’autres l’alevinage se fait à partir des géniteurs présents sur les têtes de bassin dont le patrimoine génétique atteste que le poisson est autochtone.
-Reproduction : (de mi-novembre à janvier). Le frai débutera la plupart du temps par une migration vers l’amont variant de quelques centaines de mètres à plusieurs kilomètres. Tout comme le fait le saumon, c’est la femelle qui creuse un sillon dans les graviers du fond, où les œufs seront déposés (2000 œufs par kg), fécondés par le mâle et aussitôt recouverts. Ainsi enfouis, à l’abri de la lumière et des prédateurs, il leur faudra en moyenne trois mois dans une eau à 4 ou 5°C pour éclore. Les alevins alors une fois à découvert seront la proie de nombreux prédateurs. Dans un milieu naturel optimum, la survie d’un alevin jusqu’à son stade de géniteur, ne représente que 2 à 5‰.
-Taille : La truite fario est un poisson soumis à une taille légale de capture étant généralement de 25 cm en plaine et 23 voire 18 cm en altitude. Il convient donc de bien se renseigner auprès des autorités locales compétentes (fédération de pêche, association locale de pêche, garde de pêche, guide de pêche local,…), avant de partir la pêcher. Sa taille peut atteindre 80 cm et plus pour un poids de 4 à 5 kg et plus.

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) :
Anglais : Rainbowtrout. Allemand : Regenbogenforelle. Italien : Trotairidea.
Description : Cette truite appelée également « T.A.C. » (abréviation), aux formes assez voisines de celles des truites communes. En règle générale, la livrée est argentée, ponctuée de points noirs que l’on retrouve sur les nageoires dorsales, anales et caudales. Les flancs présentent une bande pourpre irisée plus ou moins apparente qui a d’ailleurs donné son nom au poisson.
Du point de vue de son comportement alimentaire contrairement à la truite fario, qui acquiert avec l’âge des habitudes piscivores, le plus souvent nocturne ou tout du moins benthophage. L’arc-en-ciel, même de grande taille, continue à se nourrir d’insectes en surface durant la journée. Ce qui en fait un poisson apprécié des pêcheurs à la mouche et tout particulièrement en réservoir.
-Reproduction : (de mars à avril). Exception faite de ce décalage dans les dates, sa reproduction est très semblable à celle de la truite commune (fécondité, nombre d’œuf, comportement,…). En France, cette espèce ne se reproduit pas naturellement dans le milieu, les poissons capturés sur les rivières sont issus d’élevage en pisciculture et rempoissonnés les veilles d’ouverture de pêche.
-Taille : La truite arc-en-ciel comme tous les poissons de sa famille (Salmonidés), est soumise à une taille légale de capture qui peut être différente selon la règlementation locale en vigueur. Il est donc préférable de se renseigner auprès des autorités compétentes des secteurs concernés. Etant donné qu’elle est lâchée en rivière principalement pour la pratique de la pêche, sa taille coïncide avec la règlementation des secteurs où elle est lâchée, qui est en générale comprise entre 23 et 35 cm. Cependant, elle peut atteindre un poids avoisinant les 10 kg pour les plus gros sujets.

1 year, 8 months ago Commentaires fermés sur Truite